Speedcross, Genesis, Ultra Glide : la gamme trail femme de Salomon compte une bonne dizaine de modèles, et ils ne se valent pas sur le même terrain. Une chaussure taillée pour la boue technique roule mal sur un sentier sec, et l’inverse est tout aussi vrai. Nous avons noté sur 10 les modèles les plus pertinents pour trier ce qui compte vraiment : accroche, protection, amorti, poids, durabilité, prix et avis des coureuses.
Notre classement : les 6 Salomon trail femme
Une fois les sept critères pondérés, chaque modèle se résume à une seule note sur 10, et c’est elle qui fixe le rang. Voici les six Salomon retenues, de la mieux notée à la moins bien notée. Le détail critère par critère se déplie dans les fiches, plus bas.






Nos 6 Salomon trail femme en détail
En tête, la Speedcross 6 domine grâce à une accroche sans rivale sur le gras ; la Speedcross Peak la suit de près en misant sur le prix, et le châssis de la XA Pro 3D v9 complète le trio par la stabilité. Derrière, la Genesis et la Pulsar se partagent les terrains roulants, quand l’Ultra Glide 4 ferme la marche : son amorti d’ultra ne rachète pas un tarif plein et des retours clients encore rares.
1. Salomon Speedcross 6, la référence terrain technique
La Speedcross 6 domine notre classement avec la meilleure accroche de la sélection. Ses crampons Contagrip Mud, profonds et espacés, sont conçus pour évacuer la boue au lieu de s’y encrasser : c’est ce qui fait la réputation du modèle depuis plusieurs générations, et les coureuses lui rendent bien (4,9 sur 5 sur 94 avis i-Run). Son drop élevé de 10 mm et ses crampons profonds la réservent au terrain gras : sur le dur et le sec, elle est moins à sa place.

La reine de la boue et du terrain gras, une accroche sans rivale.
targetIdéal pour : la boue, le terrain gras et le technique- check_circle Accroche et grip tout terrain
- check_circle Confort et maintien salués
- check_circle Fiabilité reconnue, plusieurs paires rachetées
- cancel Drop de 10 mm, pas pour les adeptes du minimalisme
- cancel Crampons profonds moins agréables sur bitume ou terrain dur
2. Salomon Speedcross Peak, l’accessible
Sous la barre des 110 €, la Speedcross Peak reprend l’esprit de la gamme Speedcross sans en être une version bradée. C’est une ligne à part, distribuée par Decathlon, avec sa propre construction. Son grip et son maintien SensiFit lui valent une note clients flatteuse (4,7 sur 5 sur 124 avis Decathlon), ce qui, ajouté à son prix, la propulse juste derrière la Speedcross 6. Son look et sa polyvalence restent un cran sous le modèle technique.

L’entrée accessible dans le trail Salomon, grip et maintien sous 110 €.
targetIdéal pour : un premier trail sans casser la tirelire- check_circle Accroche et maintien SensiFit salués
- check_circle Prix accessible pour une Salomon, sous 110 €
- check_circle Bon rapport qualité-prix, note clients élevée
- cancel Look jugé un cran sous le reste de la gamme
- cancel Profil moins polyvalent sur terrain dur ou sec
3. Salomon XA Pro 3D v9, le châssis rando-trail stable
Le châssis le plus rassurant de la gamme trail Salomon : maintien latéral marqué, stabilité modérée qui convient aux foulées universelles, et un amorti généreux qui encaisse les sorties longues sur terrain varié. Le prix à payer, ce sont 319 g par chaussure, la plus lourde de la sélection, et un drop élevé de 11 mm.

Le châssis stable de la gamme, à l’aise sur terrain varié.
targetIdéal pour : la rando-trail et les sorties longues- check_circle Stabilité et maintien latéral rassurants (châssis 3D)
- check_circle Polyvalence rando-trail sur terrain varié
- cancel Lourde (319 g par chaussure), la plus lourde de la gamme trail
- cancel Drop élevé de 11 mm, à l’opposé des profils bas
4. Salomon Genesis, la polyvalente
La Genesis vise un usage plus large que la Speedcross : sentier, forêt, chemin roulant. Avec 248 g, c’est la plus légère de la sélection, et son drop de 8 mm en fait un compromis entre la stabilité d’une chaussure route et le grip d’une trail. Sa gomme Contagrip All Terrain roule bien mais mord moins que la Speedcross dans le gras, et son prix plein la retient en milieu de tableau malgré une note clients solide (4,6 sur 5 sur 58 avis i-Run).

La polyvalente légère, du sentier roulant au chemin de forêt.
targetIdéal pour : varier les terrains sans se spécialiser- check_circle Polyvalence forêt, sentier, chemin roulant
- check_circle Très légère (248 g), bon maintien et stabilité
- check_circle Rapport qualité-prix apprécié selon les coloris
- cancel Moins typée boue que la Speedcross
- cancel Amorti pas assez généreux pour l’ultra
5. Salomon Pulsar, la légère et dynamique
Calibrée pour le trail court et rapide : 262 g, drop bas de 6 mm et un amorti tonique qui renvoie plutôt qu’il n’absorbe. Ses crampons de 4 mm et sa protection réduite la limitent aux sentiers peu techniques, et les retours des coureuses, encore rares, sont les plus tièdes de la gamme trail Salomon.

La plus dynamique de la gamme, pensée pour les formats courts.
targetIdéal pour : le trail court, où le rendement prime- check_circle Légère (262 g) et dynamique sur les formats courts
- check_circle Drop bas de 6 mm, foulée réactive
- cancel Protection minimale, peu adaptée au terrain pierreux
- cancel Amorti trop court pour la longue distance
6. Salomon Ultra Glide 4, l’amorti pour l’ultra
La chaussure d’ultra de la gamme : amorti généreux, drop bas de 6 mm et 253 g seulement, un trio taillé pour avaler les kilomètres sur sentier roulant. Ses crampons de 4 mm et sa protection légère la cantonnent aux terrains peu techniques, et son tarif plein la place parmi les plus chères de la sélection.

L’amorti le plus généreux de la gamme, pour la longue distance.
targetIdéal pour : l’ultra et les sorties longues sur sentier roulant- check_circle Amorti généreux, pensé pour la longue distance et l’ultra
- check_circle Légère (253 g) malgré un stack important
- cancel Crampons de 4 mm et protection légère, pas pour le technique
- cancel Tarif plein élevé (~133 €)
Comment choisir sa chaussure de trail Salomon (femme)
Le bon choix dépend d’abord du terrain, puis du drop et de l’amorti recherchés. Une Speedcross mord la boue grâce à ses crampons profonds, quand une Genesis ou une Ultra Glide roulent mieux sur un sentier sec et damé. Se tromper de profil, c’est une chaussure qui glisse ou qui s’use trop vite. Si l’hésitation porte encore sur le type de chaussure lui-même, nous détaillons à part ce qui sépare une chaussure de trail d’une chaussure de running.
- Terrain et crampons : Crampons profonds (Contagrip Mud) pour la boue et le technique ; gomme plus plate pour le sentier roulant et le chemin sec.
- Drop et foulée : 10 mm (Speedcross) sollicite davantage le genou ; 6 mm (Ultra Glide, Pulsar) déplace l’effort vers le mollet et le tendon d’Achille.
- Amorti contre réactivité : Amorti généreux pour la longue distance et l’ultra ; chaussure plus réactive et légère pour le trail court et rapide.
- Imperméabilité (Gore-Tex) : Utile en hiver ou sur les sorties boueuses longues ; superflu (et plus chaud aux pieds) pour un trail d’été sur sentier sec.
Dernier piège, sur les noms cette fois. La Speedcross 6 et la Speedcross Peak partagent un nom, pas une fiche technique. La première est le modèle technique haut de gamme de Salomon, pensée pour la boue et les terrains gras. La seconde est une ligne plus accessible, distribuée par Decathlon, avec un chaussant et une construction différents. Les deux méritent leur place, mais ce ne sont pas la même chaussure à deux prix.
Le drop mérite un mot de plus, car c’est le critère le plus mal compris. Un travail publié sur PubMed Central montre qu’un drop plus faible déplace la sollicitation vers le mollet et le tendon d’Achille, tandis qu’un drop plus élevé sollicite davantage le genou. Ce n’est pas un critère de performance en soi, c’est un réglage à adapter à votre morphologie et à vos antécédents.
Autre point à trancher avant de commander : la pointure. Le retour le plus fréquent chez les acheteuses Salomon, c’est que la marque chausse plutôt petit et étroit par rapport à d’autres marques de trail. Beaucoup prennent une demi-taille au-dessus de leur pointure habituelle, surtout sur les modèles avec beaucoup de maintien latéral comme la Speedcross.
Ce que la fiche technique ne dit pas sur les Salomon
Le chaussant se juge au pied, et il surprend souvent à l’ouverture du colis. Salomon taille étroit à l’avant-pied, avec un maintien latéral qui verrouille le médio-pied : deux qualités en descente technique, deux contraintes si vous avez un pied large ou un cou-de-pied haut. Le repère utile n’est pas votre pointure de ville, mais celle de votre chaussure de route, à laquelle on ajoute du volume pour la descente : comptez une largeur de pouce devant les orteils, faute de quoi les ongles paient l’addition dans les longues pentes. Essayez en fin de journée, pied gonflé, avec les chaussettes que vous portez en course.
Le laçage Quicklace se teste lui aussi. Le lacet unique se tire d’un seul geste et répartit la tension sur tout le cou-de-pied, là où un laçage classique se dose œillet par œillet. Très pratique avec des gants ou dans le froid. Beaucoup moins dès qu’un point de pression apparaît sous le nœud : il revient toujours au même endroit, et desserrer ne le déplace pas.
Deuxième angle mort, l’usure. Une chaussure de trail meurt par sa semelle extérieure bien avant que sa mousse ne s’affaisse : quand les crampons du talon perdent leur arête vive, c’est l’accroche en descente qui lâche en premier, et c’est ce signal-là qui commande le remplacement. L’ordre de grandeur admis tourne autour de 500 à 800 km, avec une réserve de taille. Les portions de liaison sur route et les pistes forestières compactées arrondissent des crampons profonds bien plus vite qu’un sentier gras, pour lequel ils sont dessinés. Une paire très cramponnée usée aux trois quarts sur du dur tiendra donc moins longtemps qu’une gomme plate sur le même parcours.
Reste une erreur d’achat fréquente : choisir pour la sortie exceptionnelle plutôt que pour la sortie ordinaire. Regardez vos dix dernières séances. Si huit se déroulent sur chemin sec et roulant, des crampons de 5 mm vous feront courir sur des pointes toute l’année pour un week-end de boue par saison. Le même raisonnement vaut pour le budget : monter en gamme se justifie par le terrain, pas par le kilométrage. À deux sorties hebdomadaires sur sentier damé, ce que vous payez en plus, c’est de la durabilité de tige et du confort de finition, pas du chrono.
Comment nous notons les chaussures de trail
Chaque modèle reçoit une note de dossier sur 10, moyenne pondérée de sept critères vérifiables, identique pour toutes les chaussures que nous comparons. Le rang du classement suit toujours cette note.
Questions fréquentes sur les Salomon trail femme
Quelle chaussure de trail Salomon femme pour débuter ?
Pour un premier trail, la Speedcross Peak reste le choix le plus logique : elle reprend le grip Salomon à moins de 110 €, avec un maintien noté 4,7/5 par les acheteuses Decathlon. La Genesis convient aussi si vos sorties restent sur sentier roulant plutôt que boueux.
Speedcross 6 ou Speedcross Peak : laquelle choisir ?
Ce sont deux modèles différents, pas deux versions de prix d’une même chaussure. La Speedcross 6 cible le terrain technique et la boue avec des crampons plus travaillés ; la Speedcross Peak vise un usage polyvalent accessible. Sur terrain gras exigeant, la 6 reste la référence.
Faut-il prendre une version Gore-Tex ?
Le Gore-Tex ajoute de l’étanchéité utile en hiver ou sur des sorties boueuses longues, au prix d’une chaussure plus chaude et un peu plus lourde. Pour du trail d’été sur sentier sec, ce n’est pas nécessaire.
Quelle pointure choisir en Salomon trail ?
Salomon chausse plutôt petit et étroit par rapport à d’autres marques de trail, un retour récurrent chez les clientes. Beaucoup partent sur une demi-taille au-dessus de leur pointure habituelle, en particulier sur les modèles à fort maintien latéral comme la Speedcross.
Quel drop choisir pour le trail ?
Un drop élevé (10 mm, comme la Speedcross) sollicite davantage le genou ; un drop faible (6 mm, comme l’Ultra Glide ou la Pulsar) déplace l’effort vers le mollet et le tendon d’Achille. Le choix dépend de vos antécédents et de votre confort de course plus que d’une règle universelle.
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