Saucony aligne aujourd’hui une dizaine de modèles route et trail, du daily trainer polyvalent à la plaque carbone de compétition, et s’y retrouver n’a rien d’évident quand la marque ne pousse personne vers un modèle plutôt qu’un autre. On a resserré la gamme running de Saucony à sept paires qui couvrent l’essentiel des usages, avec les notes réelles des acheteurs i-Run à l’appui plutôt qu’un argumentaire marketing.
La gamme route, modèle par modèle
Six modèles couvrent la quasi-totalité des besoins d’un coureur route chez Saucony, du footing tranquille à la ligne de départ d’une compétition. Chacun s’appuie sur une des technologies maison de la marque, avec des rôles suffisamment tranchés pour ne pas se marcher dessus.
Si vous arrivez chez Saucony et qu’une seule paire doit encaisser toute votre semaine, c’est celle-ci : il vous faut un amorti neutre et un chaussant sans surprise, et la Ride 19 coche exactement ces deux cases. Ni trop mou ni trop ferme, fidèle à la pointure habituelle selon les avis, elle ne pousse aucun curseur à l’extrême — c’est précisément ce qui en fait la première paire Saucony la plus fréquente.

Saucony Ride 19
Le daily trainer polyvalent de la gamme, la meilleure porte d’entrée chez Saucony.
targetIdéal pour : débuter et enchaîner les footings avec une seule paire- check_circle Confort et qualité des matériaux
- check_circle Polyvalence neutre, fidèle à la pointure
- cancel Amorti moins enveloppant qu’une Triumph
- cancel Pas le choix pour qui cherche le maximum d’amorti
Si vos sorties dépassent régulièrement l’heure et que le marathon vous attire pour le plaisir plus que pour le chrono, c’est le maximum d’amorti de la gamme qu’il vous faut : la Triumph 23 embarque pour cela la mousse PWRRUN PB, la version haut de gamme de l’amorti Saucony. Plusieurs avis la décrivent comme une remplaçante crédible des modèles maximalistes concurrents, avec un retour d’énergie qui compense son gabarit plus généreux.

Saucony Triumph 23
L’amorti maximum de la gamme, pour le confort sur longue distance.
targetIdéal pour : les sorties longues et le marathon plaisir- check_circle Amorti généreux et bon retour d’énergie sur les longues sorties
- check_circle Étonnamment légère pour un max-cushion
- check_circle Mousse PWRRUN PB premium
- cancel Excès d’amorti pour le travail d’allure
- cancel Un peu de poids ressenti sur les allures vives
Si votre pied s’affaisse vers l’intérieur à chaque appui et que les modèles neutres vous laissent des douleurs, c’est de soutien que vous avez besoin, pas d’amorti supplémentaire : la Guide 19 est la seule de la gamme route à en proposer. Sa géométrie CenterPath contient la pronation par la forme de la semelle plutôt que par un renfort rigide, ce qui lui évite la raideur qu’on reproche souvent aux chaussures de stabilité.

Saucony Guide 19
La seule Saucony route à soutien, pour contenir une pronation.
targetIdéal pour : une foulée pronatrice qui a besoin d’être guidée- check_circle Soutien progressif, sans la raideur d’une chaussure de stabilité
- check_circle Polyvalente jusqu’au marathon, route et chemins tracés
- cancel 289 g : la plus lourde des Saucony route de la sélection
- cancel Son renfort ne sert à rien à une foulée déjà neutre
Si votre semaine comporte une vraie séance d’allure — tempo, fractionné, ou un semi que vous comptez courir vite — il vous faut une chaussure qui relance sans vous imposer la rigidité d’un carbone de compétition. L’Endorphin Speed 5 est bâtie là-dessus : une plaque nylon, plus tolérante, associée à la mousse PWRRUN PB. Résultat, une chaussure légère qui relance naturellement, décrite par les acheteurs comme celle « où on court sans effort » sur les séances de tempo.

Saucony Endorphin Speed 5
Le super-trainer léger à plaque nylon qui relance sur le tempo.
targetIdéal pour : le tempo, le fractionné et le semi dynamique- check_circle Très légère et dynamique, « on court sans effort »
- check_circle Polyvalente sur le tempo, le fractionné et le semi
- cancel Orientée allure, moins pour la récupération très lente
- cancel Prix un cran au-dessus d’une daily trainer
Si vous avez un dossard et un objectif chronométré en tête, la logique s’inverse : il ne s’agit plus d’encaisser du volume mais de gagner des secondes le jour J. L’Endorphin Pro 5 est la seule Saucony à plaque carbone de la sélection, avec une double couche de mousse PEBA sous le pied et la géométrie Speedroll qui bascule le pied vers l’avant. C’est une chaussure de course et non d’entraînement, à garder pour les compétitions et les dernières séances d’affûtage.

Saucony Endorphin Pro 5
La plaque carbone de la gamme, réservée au jour de course.
targetIdéal pour : viser un chrono sur un dossard préparé- check_circle La propulsion la plus efficace de la gamme
- check_circle 214 g malgré une semelle haute
- cancel Le tarif le plus élevé de la sélection
- cancel Durée de vie courte, inhérente à une super-plate
Si vous visez surtout le 10 km et que le budget compte, il vous faut de la légèreté sans payer le ticket d’entrée d’une chaussure à plaque : la Kinvara 16 est la seule de la gamme à tenir les deux. À 202 grammes et un drop de 4 mm, elle demande une transition progressive si vous venez d’un modèle à drop élevé (voir plus bas), mais reste l’option la plus abordable de la sélection.

Saucony Kinvara 16
La légère abordable pour du 10 km sans se ruiner.
targetIdéal pour : du 10 km léger, budget serré- check_circle Légère, confortable, prix doux
- check_circle Transition douce vers les drops bas
- cancel Chaussant un peu juste selon les avis
- cancel Amorti moins protecteur sur très longue distance
Le trail chez Saucony
Si vous quittez le bitume pour des chemins et des sentiers roulants sans viser le terrain le plus technique, il vous faut de l’accroche et une plaque de protection sans le poids d’une chaussure de montagne : la Peregrine 16 est le point d’entrée trail logique de la marque. Saucony y décline la même mousse PWRRUN que sur la route, avec des crampons de 4 mm et un pare-pierres qui sécurisent le caillou.

Saucony Peregrine 16
L’entrée de gamme trail, nerveuse sur les sentiers secs et roulants.
targetIdéal pour : passer de la route aux chemins sans changer d’univers- check_circle Très à l’aise en descente, accroche polyvalente route/chemin
- check_circle Crampons de 4 mm efficaces sur chemins secs, prix contenu
- cancel Drop de 4 mm exigeant pour le mollet
- cancel Amorti mesuré sur les très longues sorties, moins adaptée au boueux
Pour le terrain boueux ou technique où la Peregrine montre ses limites, la Xodus Ultra 4 prend le relais avec un amorti plus haut pensé pour l’ultra et les longues sorties en montagne. La marque conserve aussi la Ride TR, une version chemin/route hybride de la Ride, pour qui alterne bitume et sentiers sans vouloir deux paires distinctes.
Faire durer ses Saucony et éviter les erreurs d’achat courantes
La semelle intermédiaire rend l’âme bien avant la tige, et c’est elle qui fixe la durée de vie réelle d’une paire. Sur un modèle d’entraînement quotidien, la fourchette généralement admise va de 500 à 800 km. Elle se resserre nettement si vous êtes lourd ou si la paire sert aussi de chaussure de ville. Le repère qui compte à l’achat n’est donc pas le prix affiché, mais le coût au kilomètre : une paire à 160 € menée jusqu’à 700 km revient moins cher qu’une paire à 130 € abandonnée à 400.
Le kilométrage reste un repère grossier. C’est la chaussure qui prévient : notez la date d’achat au marqueur à l’intérieur de la languette, puis surveillez quatre signaux.
- La gomme devenue lisse sous le bord externe du talon, jusqu’à laisser affleurer la mousse.
- Les plis de compression du flanc de la semelle intermédiaire, qui ne se referment plus chaussure posée à plat.
- Un retour au sol devenu sec alors que votre allure et votre parcours n’ont pas bougé.
- Des tensions inhabituelles aux tibias ou aux genoux dans les deux jours suivant une sortie longue.
Alterner deux paires repousse l’échéance, parce qu’une mousse comprimée met une journée entière à retrouver l’essentiel de son épaisseur. L’arbitrage se pose simplement : en dessous de trois sorties hebdomadaires, une seule paire polyvalente suffit. Au-delà, la seconde se justifie, et elle rend d’autant plus service qu’elle est franchement différente de la première plutôt qu’un clone du même modèle.
Deux erreurs d’achat reviennent sans cesse. La première consiste à prendre le modèle le plus rapide de la gamme pour en faire sa paire unique : une plaque et une mousse très réactive se rentabilisent sur les séances où vous poussez, et encaissent mal tout le volume hebdomadaire. La seconde revient à se fier au nom du modèle. Une gamme change de mousse, de tige et de poids d’une génération à l’autre, parfois nettement : le millésime affiché sur la fiche produit compte autant que le nom, et un avis lu sur la génération précédente ne vaut pas pour celle en rayon.
Reste la question du haut de gamme. Il ne récompense vraiment que les coureurs qui varient les allures. Si toutes vos sorties se ressemblent, l’écart de prix part dans une technologie que vous ne solliciterez jamais complètement. Dès qu’un plan comporte une séance rapide par semaine et une course à préparer, le calcul s’inverse.
Saucony est-elle une bonne marque ?
La marque américaine construit sa réputation sur trois technologies maison plutôt que sur un seul argument marketing. La mousse PWRRUN équipe la majorité de la gamme pour un amorti polyvalent, tandis que la PWRRUN PB (à base de PEBA) réserve son retour d’énergie supérieur aux modèles haut de gamme comme la Triumph et l’Endorphin. La géométrie Speedroll, un profil de semelle en « rocker », relance la foulée sans intervention active du coureur, et le FormFit désigne l’ajustement du chaussant autour du pied. Plusieurs modèles Saucony portent aussi le sceau de l’American Podiatric Medical Association, une association de podologues qui évalue la conception biomécanique des chaussures, un signal de sérieux technique au-delà du seul discours commercial.
- doneVous voulez un amorti sérieux sans passer par une marque 100 % maximaliste
- doneVous cherchez une gamme cohérente du footing à la compétition
- doneVous appréciez une plaque nylon plus tolérante qu’un carbone pur
- removeVous cherchez uniquement le trail très technique et boueux
- removeVous voulez le tarif le plus bas du marché à tout prix
Un point à garder en tête si vous venez d’un modèle à drop élevé : une étude publiée sur PMC (NIH) montre qu’un drop plus faible, comme les 4 mm de la Kinvara ou de la Peregrine, accroît la sollicitation du mollet et du tendon d’Achille comparé à un drop de 10 à 12 mm. Rien d’alarmant, mais mieux vaut alterner progressivement plutôt que de basculer du jour au lendemain sur un drop bas pour de gros volumes.
Comment nous notons ces Saucony
Notre note de dossier n’est pas une impression, mais une moyenne pondérée de critères vérifiables. Chaque modèle est noté sur 10 selon le barème publié de sa catégorie, parce qu’une chaussure de route et une chaussure de trail ne se jugent pas sur les mêmes critères : pour la route, on pèse le prix, l’amorti, le poids, le drop, la durabilité et les avis clients ; pour le trail, le prix, l’accroche, la protection, l’amorti, le poids, la durabilité et les avis. Le détail critère par critère se déplie sous chaque note, et la méthode complète est dans notre méthodologie.
Vos questions sur la gamme Saucony
Est-ce que Saucony est une bonne marque ?
Oui : la marque s’appuie sur des technologies propres (PWRRUN, PWRRUN PB, Speedroll) et plusieurs de ses modèles portent le sceau de l’American Podiatric Medical Association, un signal de sérieux biomécanique au-delà du marketing.
Quelle est la meilleure chaussure Saucony pour le running ?
Pour un usage polyvalent, la Ride 19 reste le point de départ le plus sûr. Pour le confort sur longue distance, la Triumph 23 prend le relais ; pour l’allure et le fractionné, l’Endorphin Speed 5 s’impose.
Quelle Saucony pour 10 km ?
La Kinvara 16 est calibrée pour ce format : légère, dynamique et abordable, idéale pour un 10 km tempo ou une préparation rapide.
Les Saucony taillent-elles grand ou petit ?
La plupart des modèles chaussent proche de la pointure habituelle, à l’exception de la Kinvara, où plusieurs avis conseillent de prendre une demi-taille au-dessus. En cas de doute, mieux vaut vérifier le guide des tailles du modèle précis.
Où acheter ses Saucony au meilleur prix ?
Chez un revendeur spécialisé qui couvre l’ensemble de la gamme homme et femme, avec un stock à jour sur les tailles centrales, plutôt que sur un coloris soldé en fin de série dont les pointures se raréfient vite.
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