Saucony aligne aujourd’hui une dizaine de modèles route et trail, du daily trainer polyvalent à la plaque carbone de compétition, et s’y retrouver n’a rien d’évident quand la marque ne pousse personne vers un modèle plutôt qu’un autre. On a resserré la gamme running de Saucony à cinq paires qui couvrent l’essentiel des usages, avec les notes réelles des acheteurs i-Run à l’appui plutôt qu’un argumentaire marketing.
La gamme route, modèle par modèle
Quatre paires suffisent à couvrir la quasi-totalité des besoins d’un coureur route chez Saucony, du footing tranquille au fractionné soutenu. Chacune s’appuie sur une des technologies maison de la marque, avec des rôles suffisamment tranchés pour ne pas se marcher dessus.
La Ride 19 est le daily trainer de la gamme : amorti neutre, ni trop mou ni trop ferme, avec un chaussant décrit comme fidèle à la pointure habituelle. C’est le modèle qui revient le plus souvent en première paire Saucony, précisément parce qu’il ne pousse aucun curseur à l’extrême.

Saucony Ride 19
Le daily trainer polyvalent de la gamme, la meilleure porte d’entrée chez Saucony.
targetIdéal pour : débuter et enchaîner les footings avec une seule paire- check_circle Confort et qualité des matériaux
- check_circle Polyvalence neutre, fidèle à la pointure
- cancel Amorti moins enveloppant qu’une Triumph
- cancel Pas le choix pour qui cherche le maximum d’amorti
À l’opposé du spectre confort, la Triumph 23 embarque la mousse PWRRUN PB, la version haut de gamme de l’amorti Saucony. Plusieurs avis la décrivent comme une remplaçante crédible des modèles maximalistes concurrents, avec un retour d’énergie qui compense son gabarit plus généreux.

Saucony Triumph 23
L’amorti maximum de la gamme, pour le confort sur longue distance.
targetIdéal pour : les sorties longues et le marathon plaisir- check_circle Amorti généreux et bon retour d’énergie sur les longues sorties
- check_circle Étonnamment légère pour un max-cushion
- check_circle Mousse PWRRUN PB premium
- cancel Excès d’amorti pour le travail d’allure
- cancel Un peu de poids ressenti sur les allures vives
Pour les allures plus vives, l’Endorphin Speed 5 combine une plaque nylon (plus tolérante qu’une plaque carbone) et la mousse PWRRUN PB. Résultat : une chaussure légère qui relance naturellement, décrite par les acheteurs comme celle « où on court sans effort » sur les séances de tempo.

Saucony Endorphin Speed 5
Le super-trainer léger à plaque nylon qui relance sur le tempo.
targetIdéal pour : le tempo, le fractionné et le semi dynamique- check_circle Très légère et dynamique, « on court sans effort »
- check_circle Polyvalente sur le tempo, le fractionné et le semi
- cancel Orientée allure, moins pour la récupération très lente
- cancel Prix un cran au-dessus d’une daily trainer
Dernier profil du lot route, la Kinvara 16 vise le coureur qui veut de la légèreté sans payer le tarif d’une chaussure à plaque. À 202 grammes et un drop de 4 mm, elle demande une transition progressive si vous venez d’un modèle à drop élevé (voir plus bas), mais reste l’option la plus abordable de la sélection.

Saucony Kinvara 16
La légère abordable pour du 10 km sans se ruiner.
targetIdéal pour : du 10 km léger, budget serré- check_circle Légère, confortable, prix doux
- check_circle Transition douce vers les drops bas
- cancel Chaussant un peu juste selon les avis
- cancel Amorti moins protecteur sur très longue distance
Le trail chez Saucony
Saucony ne se limite pas à la route : la marque décline sa technologie PWRRUN sur deux modèles trail. La Peregrine 16 reste le point d’entrée logique, avec une accroche et une souplesse qui conviennent au chemin comme aux sentiers roulants, sans viser le terrain le plus technique.
Pour le terrain boueux ou technique où la Peregrine montre ses limites, la Xodus Ultra 4 prend le relais avec un amorti plus haut pensé pour l’ultra et les longues sorties en montagne. La marque conserve aussi la Ride TR, une version chemin/route hybride de la Ride, pour qui alterne bitume et sentiers sans vouloir deux paires distinctes.
Quel modèle Saucony pour quel coureur ?
Le tableau ci-dessous résume les profils types pour aller directement à la bonne fiche, sans relire toute la gamme.
| Profil / usage | Besoin | Notre reco |
|---|---|---|
| Débuter avec un seul modèle polyvalent | Amorti neutre, pointure fidèle | Ride 19 |
| Confort, longues sorties, marathon plaisir | Amorti maximum | Triumph 23 |
| Allure, fractionné, semi dynamique | Plaque nylon, légèreté | Endorphin Speed 5 |
| 10 km léger, budget serré | Poids plume, prix doux | Kinvara 16 |
| Foulée pronatrice, besoin de soutien | Stabilité | Guide 19 (homme) / femme |
| Compétition, chrono | Plaque carbone | Endorphin Pro 5 (homme) / femme |
| Trail, chemins | Accroche polyvalente | Peregrine 16 (homme) / femme |
Saucony est-elle une bonne marque ?
La marque américaine construit sa réputation sur trois technologies maison plutôt que sur un seul argument marketing. La mousse PWRRUN équipe la majorité de la gamme pour un amorti polyvalent, tandis que la PWRRUN PB (à base de PEBA) réserve son retour d’énergie supérieur aux modèles haut de gamme comme la Triumph et l’Endorphin. La géométrie Speedroll, un profil de semelle en « rocker », relance la foulée sans intervention active du coureur, et le FormFit désigne l’ajustement du chaussant autour du pied. Plusieurs modèles Saucony portent aussi le sceau de l’American Podiatric Medical Association, une association de podologues qui évalue la conception biomécanique des chaussures, un signal de sérieux technique au-delà du seul discours commercial.
- doneVous voulez un amorti sérieux sans passer par une marque 100 % maximaliste
- doneVous cherchez une gamme cohérente du footing à la compétition
- doneVous appréciez une plaque nylon plus tolérante qu’un carbone pur
- removeVous cherchez uniquement le trail très technique et boueux
- removeVous voulez le tarif le plus bas du marché à tout prix
Un point à garder en tête si vous venez d’un modèle à drop élevé : une étude publiée sur PMC (NIH) montre qu’un drop plus faible, comme les 4 mm de la Kinvara ou de la Peregrine, accroît la sollicitation du mollet et du tendon d’Achille comparé à un drop de 10 à 12 mm. Rien d’alarmant, mais mieux vaut alterner progressivement plutôt que de basculer du jour au lendemain sur un drop bas pour de gros volumes.
Comment nous notons ces Saucony
Notre note de dossier n’est pas une impression : c’est une moyenne pondérée de six critères vérifiables, identique pour toutes les chaussures de running route que nous évaluons. Voici leur poids et leur ancrage.
Vos questions sur la gamme Saucony
Est-ce que Saucony est une bonne marque ?
Oui : la marque s’appuie sur des technologies propres (PWRRUN, PWRRUN PB, Speedroll) et plusieurs de ses modèles portent le sceau de l’American Podiatric Medical Association, un signal de sérieux biomécanique au-delà du marketing.
Quelle est la meilleure chaussure Saucony pour le running ?
Pour un usage polyvalent, la Ride 19 reste le point de départ le plus sûr. Pour le confort sur longue distance, la Triumph 23 prend le relais ; pour l’allure et le fractionné, l’Endorphin Speed 5 s’impose.
Quelle Saucony pour 10 km ?
La Kinvara 16 est calibrée pour ce format : légère, dynamique et abordable, idéale pour un 10 km tempo ou une préparation rapide.
Les Saucony taillent-elles grand ou petit ?
La plupart des modèles chaussent proche de la pointure habituelle, à l’exception de la Kinvara, où plusieurs avis conseillent de prendre une demi-taille au-dessus. En cas de doute, mieux vaut vérifier le guide des tailles du modèle précis.
Où acheter ses Saucony au meilleur prix ?
Chez un revendeur spécialisé qui couvre l’ensemble de la gamme homme et femme, avec un stock à jour sur les tailles centrales, plutôt que sur un coloris soldé en fin de série dont les pointures se raréfient vite.
infoCertains liens de cet article sont des liens affiliés : si vous achetez via eux, GYMBERY perçoit une petite commission, sans surcoût pour vous, et en toute indépendance éditoriale. Le code public IRUN15 donne −15 % chez i-Run, sur les références éligibles. En savoir plus.